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 Isera Duna

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Isera Duna

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MessageSujet: Isera Duna   Sam 9 Aoû - 19:03


Marche-rêve Isera Duna

Sous la grâce de la guerrière nocturne,
avec ses cheveux nuit vient au monde
une enfant yeux claire de lune.
Il y a un temps, avant heure-d'homme
de bienheureux parents en hommage
l'appelèrent Isera Duna.
Il y a un temps parmi les d'hommes
Une bien née cheveux pâles marchait
Ils l'appelaient Dryadariel



Age : Ancienne

Origine : Zin'Azshara

Classe : Druidesse. Elle préfère néanmoins être qualifier d'Aede. 
Affiliation : Bien né, Darnassus, Theramore, Dalaran. Vol Émeraude.

Alignement : Neutre

Apparence : Une Quel'Dorei au visage fin et à la longue chevelure blanche parcourue ici et la de tresses avec une stature plus hautes que ses paires. Elle porte habituellement des robes aux mélanges astucieux de bleu, vert voir blanc. Calme, elle semble ignorer son entourage immédiat…

Signes particuliers : Garde les yeux clos devant une lumière vive, Tatouage à la cheville. A ses cotés, se trouve la plus part du temps un petit Dragon Fé du nom d'Isht'har.

Aede : Combattant, voleur, espion, poète et champion des forêts, l'aède est une personnalité qui fait office de héraut et de gardien, mais il est aussi le défenseur des braves gens et le gardien d'un savoir depuis longtemps égaré. Porter se titre est la marque d'une valeur en termes de statut, de magie et de diplomatie.

Une route longue et ardue attend ceux qui aspirent à intégrer le cercle des Aedes. Les maîtres respectés qui dirigent ce cercle ne choisissent que des personnes ayant fait preuve d'une maîtrise des armes et de la ruse, d'une érudition et d'une intelligence certaines, d'un talent avéré pour l'art de la musique et d'un goût prononcé pour les légendes. Enfin, les candidats doivent avoir étudié le savoir des druides et connaître les voies et les secrets de la nature. 
Les aèdes partent à l'aventure en quête de connaissance. Ils restent des espions et distillent les rumeurs, toujours à l'affût de nouveaux événements qui risqueraient de compromettre l'équilibre qu'ils cherchent à préserver. L'aède peut être diplomate, messager ou assassin, selon les besoins. 
(Même si elle peut endosser tout ses aspects de l’Aède  La Marche-Rêve accorde une plus grande importance au rôle de diplomate et de conseiller. Raison pour laquelle elle accepta d'être la Légat Bien Né déléguée au prêt du Kirin Tor



Caractère : Diplomate en tout temps, l’Aède choisira la voie de la non violence à toute autre même si cela doit lui coûter. Mais elle sait adopter tout les tempéraments de la nature.

Qualités : Une patience "à tout" épreuve
Défauts : Moralisatrice, parfois hautaine, souvent ignorante de son entourage immédiat.

Histoire : (L'histoire sera en majeur partie révélé en rp même si j'ajouterai ici et la sur le forum des récits de moments clefs de sa vie. Tout commentaire et question est bienvenu. Si d'aventure, vous voulez faire une partie de Bg commun avec ce personnage n’hésitez pas je dirai même plus que j’apprécierai vu que ce personnage est joué depuis des années avec ces pauses évidement. Merci à vous et bon jeu.)
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Isera Duna

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MessageSujet: Re: Isera Duna   Sam 9 Aoû - 21:03


La roue tourne


Isera Duna écoutait le silence. Assise dans un fauteuil de bonne qualité à hauteur d'une fenêtre de sa chambre, elle guettait le moindre bruit, la moindre voix, le plus petit chuchotement. En pure perte. C'était jour de l’ascension  ou il fallait, pour un cercle réservé, honorer la Reine d'un présent afin de s'attirer ses bonnes grâces, et dehors Zin Azshari faisait un chahut à rappeler un ancêtre auprès de sa famille.
La plèbe échangeait les dernières rumeurs, les marchands hélaient le client potentiel, les sentinelles criaient pour faire régner un semblant d'ordre. L'auberge était située en plein cœur du quartier marchand, et l'Arcaniste avait fini par apprécier les sons issus de cette agitation qui - amplifiés par les arcanes - lui donnaient l'impression d'entendre battre le cœur de la ville. Avoir conscience de leur existence ne faisait maintenant qu'ajouter à son amertume, et à sa peur de rester ainsi pour toujours.

Son regard se posa sur la porte, et en la voyant trembler, elle sut que son serviteur devait frapper depuis plusieurs minutes. Naturellement, elle n'avait rien entendu. 

"Entre," ordonna-t-elle. "Je sais que je ne t'ai pas appelé à l'heure habituelle," coupa-t-elle avant que l'homme ne puisse s'exprimer. "Inutile de t'inquiéter, je suis en vie." Le serviteur salua pour signaler qu'il avait entendu, mais son regard restait chargé de doute.
"Je vais faire un tour en ville, inutile de m'escorter à cette heure du jour." Elle venait de prendre la décision à l'instant, mais il était clair que la présence d'une escorte risquait de la troubler. Si jamais elle avait une chance de retrouver ce qu'elle avait perdue, elle ne devait pas la gâcher.

***



Isera traversa les rues de son pas tranquille habituel, mais au lieu de poser son regard éthéré sur les habitants et la ville, elle avançait les yeux à demi-fermés, à l'écoute de son environnement. Elle manqua ainsi de bousculer plusieurs passants, mais aucun ne voulu offenser une Bien Née, eut-elle une attitude aussi peu conventionnelle. Aussi se contentèrent-ils de saluer respectueusement et de lui livrer passage. La Quel'Dorei leur accorda tout juste un regard ennuyé, et continua à avancer en guettant un signe quelconque. Mais sans en recevoir davantage que dans son appartement. 

Elle traversa le quartier marchand, et se retrouva sur la place centrale. Elle passa près de la tour du savoir où Elrohyr Filearcane avait ses habitudes, et fit un détour pour éviter de rencontrer son "supérieur" dans cet état. Si cela devait durer, il serait informé bien assez tôt, plusieurs de ses serviteurs lui ayant été fourni par l'organisation. Il y avait d'ailleurs des chances pour que cette soudaine faiblesse lui attire une suspicion…
"Peut-être devrais-je aller directement en informer Elrohyr", se dit-elle. Mais elle n'en fit rien, et continua à marcher dans cette ville qui, soudain, lui semblait tellement étrangère. 

Depuis des semaines, la ville vivait sous pression, et l'atmosphère était chargée d'une peur diffuse. Plusieurs incidents et oppositions avaient été rapportés avec les Kal'Dorei. Mais les autorités trouvaient que les règlements de comptes prenaient un peu trop d'ampleur, et les sentinelles avaient été mis à l'œuvre, ainsi que des soldats supplémentaires. Ceci autant pour sécuriser les rues que pour faire taire les craintes des habitants et les rumeurs sur les Bien nés. Cela n'empêchait pas l'inquiétude de toucher de plus en plus les habitants, et l'activité commerciale de la ville commençait à en être affectée. Bien sûr, Isera déplorait une telle situation, ainsi que ces vies perdues parmi les siens. Mais en ce moment elle regrettait surtout de ne plus pouvoir ressentir cette angoisse collective avec la même intensité. Elle s'assit au pied d'un arbre, colla sa tête contre le tronc, et ouvrit son esprit et son cœur de toute sa force de volonté. Au bout de quelques instants, elle jura de dépit, et se dirigea d'un pas hésitant vers les portes de la ville. 

***

Ses pas finirent par la mener devant le temple d'Elune. Assise devant une arche-porte haute comme trois elfes, sur une simple pierre plate, se tenait une des sœurs. La tenue simple qui constituait son seul vêtement ne cachait que peu de son corps, dont l'aspect athlétique contrastait étrangement avec les rides du visage. Isera salua respectueusement pour la première fois un Kal'Dorei. 

"Le bonjour, suivante d'Elune. Peut être me seriez vous utile... Enfin je veux dire votre sagesse.
- La seule sagesse que vous trouverez ici est celle que vous y avez apportée, bien née," répondit la sœur avec un sourire espiègle.

"J'espère que non, sinon à quoi servirai vous" réthorqua l'arcaniste.
"Depuis que je vis à Zin Azshari, ma santé c'est faite moins fragile mais il semblerai que j'ai perdue tout le don que j'ai pu posséder.
- Un moment de sagesse vaut plus que tout l'or d'Azeroth, c'est pourquoi il n'est pas de coffre qui puisse vous assurer de la conserver," ajouta la sœur d'un ton sentencieux.

Bien qu'habitué aux joutes verbales, son interlocuteur ne se sentait pas d'humeur à philosopher.
"J'ai perdu le pouvoir de voir modeler l’éther." dit-elle directement.
"Savez-vous ce que cela peut signifier?"

La sœur garda le silence quelques interminables minutes, les yeux dans le vague. "Êtes-vous certaine de mériter ce don ?" dit-elle finalement.

La Bien née lança un regard surpris puis de mépris à la sœur, puis s'éloigna d'un pas hésitant, sans saluer ni répondre.

***

Elle n'avait parcourue que quelques centaines de mètres lorsqu'elle s'effondra au bord de la route, manquant de s'assommer contre un arbre centenaire. Elle commença à se remémorer des événements des derniers mois, la plupart revoyant à des actes qu'elle aurait préférer oublier. La douleur du coup disparut alors devant l'avalanche des échecs.

Elle se revit jurant fidélité aux « Immaculés » promettant d'accomplir tous ses devoirs sans regard pour la bienséance et par la force si nécessaire tout en espérant récolter gloire et pouvoir. Elle se souvint du moment où e s'était proposé comme recruteur, et des quelques imbéciles qu'elle avait conduit à faire le même genre de serment abject. 

Elle pensa à cette jeune Kal'Dorei au sombre regard qu'elle avait protégé alors qu'elle suintait la perfidie, juste pour le plaisir de rogner l'autorité du chef. Ou bien était-ce parce qu'elle avait apprécié son charme vénéneux? Elle se revit la traquant en vain dans les rues de Zin Azshari, incapable de s'assurer de sa duplicité, malgré l'inutile destruction d'une échoppe et la mort d'un commerçant… pas si innocent que ça.

Elle considéra aussi le corps d'une sentinelle projeté dans l'eau alors qu'elle défendait l'innocent, et du calcul cynique qui l'avait conduite à laisser l'armure lourde l'entraîner vers le fond, alors que les arcanes auraient pu le sauver sur une simple ordonnance.

Elle songea à tous les conseils intéressés qu'elle avait offert aux Immaculés en remerciement de leur confiance, et à la part qu'elle avait donc dans le chaos qui menaçait la l'ordre. 

A la mort inattendue de Ramiel Brise-clemente, la femme d'un ennemi de l'Ordre, qu'elle avait recrutée, et qui s'était tuée peu après sans qu'il n'ait pu en découvrir la raison.

Non, elle n'était pas certain d'être digne d'un don quelconque. Rien d'étonnant à ce que ses amis l'aient laissé. 

"Tout le monde ne t'a pas abandonné", répondit une voix dans sa tête. "Nous sommes là. Nous pouvons t'aider à réparer ce que tu as fait."

Isera Duna frissonna. Elle avait déjà senti ce genre de contact, c'était non loin du puit après s'être « servie »… 

"VIENS", fit la voix d'un ton impérieux. "Après il sera trop tard". 

L'arcaniste lança un sort de communion s'ouvrant à l’éther, et vit les esprits tourbillonner autour d'elle. Sans qu'elle n'ait rien demandée, ils l'aidèrent à se relever, et ses jambes commencèrent à marcher seules vers les portes de la cité. 




Marchant d'un pas assuré, Isera progressait tranquillement vers les appartements de la Sœur supérieure. Les Kal'dorei s'écartaient brusquement sur son passage, mais ce n'était pas le respect habituel. Ils fuyaient, et poussaient des cris que la Bien née n'entendait pas. Une partie de elle-même s'interrogeait sur la frayeur étrange de ces « paysans », mais elle n'avait pas le temps de s'y attarder. Toute son attention était concentrée sur les paroles murmurées par ses nouveaux amis, qui l'exhortaient à avancer.

"Tu as déjà fait beaucoup, mais tu n'as pas encore tout corrigé. Va."

La peur des habitants pouvait aussi s'expliquer par les deux personnages qui la suivaient : une créature en armure bleue, dont la peau avait la même teinte, et une femme presque dénudée dont les pieds tenaient plus du sabot que de jambes. Ils marchaient d'un pas mécanique derrière Isera

Devant les portes, un groupe de gardes avança vers eux, et chargea en prononçant des paroles inintelligibles. L'arcaniste leva la main vers eux, et ils tombèrent à terre, la respiration sifflante. C'est alors qu'elle remarqua que son bras était couvert de sang jusqu'au coude, et plus maigre qu'elle ne l'aurait cru. Peu importait, elle n'avait pas le temps de s'arrêter. 

Lorsqu'ils entrèrent dans la salle d'audience, la Sœur supérieur n'était pas seule. Plusieurs courtisans et conseillers s'égaillèrent comme des enfants lorsque le trio entra dans la pièce, alors que la supérieure saisissait un bâton, alors qu'une sœur saisissait une masse. Bondissant, elle porta un coup violent à Isera, dont le bras gauche craqua. Celle-ci s'étonna de ne ressentir aucune douleur, et posa sa main sur la nuque de son adversaire en un geste presque fraternel. La cousine s'effondra comme une masse alors que la vie lui était arrachée, puis considéra la supérieur qui agonisait dans la poigne de la créature à l'armure bleu. La Bien Née s'assit sur le fauteuil de la défunte Sœur alors que ses compagnons se débarrassaient des gardes restants, ainsi que d'un Bien né qu'elle croyait avoir déjà vu quelque part. Mais où? Elle commençait à se sentir fatiguée, et les voix des esprits lui pressaient les tempes.

C'est alors qu'elle remarqua la présence d'un Elfe qui n'avait pas fui, à quelques pas de elle. Il portait le le signe de la maison marchande "l'Etoile du Matin", vitrine officielle des Immaculés à Zin-Azshari. Son visage était vaguement familier, et il semblait trop choqué pour intervenir, se contentant de fixer Isera. Les esprits lui crièrent de tuer, mais la mémoire revint partiellement au recruteur de la Secte. 

" Elrohyr Filearcane ! Quelle chance de vous trouver ici," fit-elle d'une voix qu'il ne reconnaissait pas. Elle eut une violente quinte de toux, et cracha un mélange de sang et de glaire aux pieds de son supérieur ; voilà qui me ramène en arrière pensa-t-elle.
"Nous avons repris ce qui nous revient de droit, maintenant nous allons pouvoir accomplir de grandes choses ici." Son bras gauche semblait reprendre de la vie, mais la fatigue s'aggravait. 

La porte de la salle était déjà entrouverte quand ils avaient fait leur entrée, aussi fut-elle surpris de la voir exploser dans un flash de lumière. A la lumière des flammes divines, elle lui sembla apercevoir son « ami » la sœur de Sagesse méprisable.

"Nous allons donner un second souffle à cette ville," continua-t-elle d'une voix faible. "Nous allons…" Elle ne termina pas sa phrase, et malgré les injonctions impérieuses des esprits, elle sombra dans l'inconscience. 

***

Isera Duna s'éveilla, tremblant et baignant dans sa sueur. Ses forces lui permirent juste de basculer le côté, et de relâcher le contenu de son estomac sans s'étouffer. Reprenant lentement sa respiration, elle poussa de la main un vase posé sur sa table de chevet, lequel bascula puis alla se briser bruyamment sur le parquet, entraînant l'arrivé d'un serviteur, qui jeta un regard stupéfait sur la scène.

"Madame?
- Ca va aller, va chercher de quoi nettoyer." 

Alors que l'homme obéissait, puis revenait essuyer, l'Arcaniste tendit sa conscience autour de elle, pour oublier son cauchemar. Elle n'entendit rien.

Presque aussitôt elle vomit de nouveau, à en avoir le souffle presque coupé. Le serviteur affolé tenta d'apaiser le tremblement qui secouait sa maîtresse, et lorsqu'il y parvint, celle-ci ordonna d'une voix hachée : "Va chercher les autres, et emballez mes affaires. Je dois quitter Zin-Azshari avant ce soir. Définitivement."


Dernière édition par Isera Duna le Mer 3 Sep - 22:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Isera Duna   Dim 10 Aoû - 15:05

Un lien



En un temps bien trop ancien avant notre ère, sous le règne éclairé de la Dame Blanche, s'entame une chasse a l'issue incertaine.

Le danger a chaque instant.
Échapper aux fauves.
Se mouvoir dans les ombres.
Et surtout, ne pas laisser échapper sa proie.
Du haut de son perchoir, tel un serpent constricteur, la chasseuse voit s'approcher doucement son gibier...
Encore 3 mètres...
2 mètres...
1 mètres...
La pitié n'existe pas dans la jungle, et le rapace fond sur sa proie.
Celle-ci, au plumage coloré et chatoyant, et plus agile que prévu, et le rapace s'écrase au sol dans un bruit sourd, laissant échapper un cri de douleur:

Aieuuuuuuuuuuh !

__________


Quelques milliers d'années avant notre ère, sous un grand portail sacré, une jeune Quel'Dorei encapuchonnée  aide une enfant Kal'Dorei a se relever:

"Luinil ? Que faisais-tu percher la haut? Ne crains tu pas le danger ?"

Écrasant ses larmes dans sa manche, puis sautant au cou de sa "sauveuse providentiel":

"Isera ! Tu est enfin de retour !"
"Mais je ne suis partit qu'a peine plus d'une demi-douzaine d'année !"
"Maiéeuh! Tu m'avais promise que ça ne te prendrais pas plus d'une annéeeuh !"
"Navrée petite Luinil, mais j'avais bien plus à apprendre que je le croyais... et ma santé"

Luinil, prenant alors une mine sérieuse:

"C'est vrai, tu es une Druidesse maintenant ? Alors, comment suis-je censée t’appeler désormais ?"

Isera, le regard s’égarant quelque peut:

"Isera Duna, comme toujours. Je ne souhaite pas causer plus de confusion encore aux quelques personnes souhaitant se souvenir de moi... Et.. hum... souvient toi ma condition doit être un secret"
"En tout cas, Isera, t'es maintenant une "grannnnde druidesse", tu dois commencer a tenir tes promesses !"

Isera, secouant la tête et détournant la conversation:

"En fait, Luinil, ou sont tes parents ?"

Luinil, faisant la moue:

"Père doit sûrement être encore en train de pleurer son bras devant Sentence son arme. Quand à mère, elle doit sûrement être en train de fleurir le temple."

Isera, décrochant de son cou son pesant ornement:

"Bien, je vais aller les voir. J'ai beaucoup de choses a leur dire."
"Je t'accompagne !"

Au loin, la voix d'un mal aimé :

"Luinil ! Ou êtes vous? C'est l'heure de votre leçon !"

Luinil, prenant ses jambes a son cou:

"Changement de programme, Isera ! On se verra plus tard !

Le vieil instructeur, s'adressant a Isera :

"Décidément, cette petite est impossible. Quelle tache ingrate que de devoir la préparer a ses futurs devoirs !"

__________


Quelques milliers d'années avant notre ère, sous un grand portail sacré, une druidesse fait face a une   kal'dorei adolescente en larme tenant un couteau, la lame pointée vers sa propre gorge:

"Voyons, Luinil, qu'est ce qui te prend ?!"
"Tu ne passera pas, Isera ! Je ne te laisserais pas partir !"
"Désolée, Luinil, mais j'ai été conviée a rejoindre le cercle de Aèdes. Ce n'est pas le genre d'honneur que l'on peut se permettre de refuser."
"Tu ne franchira pas cette porte !"
"Je le dois."
"Jamais! Tu devras d’abord enjamber mon cadavre"

Isera, après quelques secondes de réflexions :

"Et si je te fesais une promesse ?"
"Laquelle ?"
"Celle que tu veux !"
"C'est vrai ?!"
"Oui, mais une seule."
"D'accord. Dans ce cas, je veux que tu vive pour toujours avec moi !"

Isera, un sourire malicieux au visage:

"J'accepte, mais a une seule condition."
"Laquelle ?"
"Que tu suive ta voie."Montrant un mal aimé arrivant.

Luinil, une moue pensive sur le visage:

"Promis ?"

Isera, souriante de tout son long :

"Parole d'une Bien Née !"

A ces mots, la l'enfant laissa choir son couteau, et s'accrocha pour une dernière fois au cou de sa "sauveuse providentiel".

"Mais Isera ?"
"Oui ?"
"Tes cheveux ?"
"Ce n'est rien, petite Luinil"

__________


De nos jour, quelque part en Kalimdor, une vielle sentinelle avait le regard perdu dans le vague, en direction de la porte sacré d'un vieux temple délabré:

"Vous vous sentez mal, Luinil ?" demanda Anatar, visiblement intrigué.

Sortant de ses pensées, Luinil répondis par une autre question :

"Crois-tu véritablement au destin?"
"Oui, bien sur. Mais pourquoi cette question?"
"Rien de particulier. Je repensais juste a tout ce que j'ai accomplis, et a ce qui m'a poussé a apprendre l'art du combat... son regard se posant sur Sentence"
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MessageSujet: Re: Isera Duna   Mer 3 Sep - 21:40

Un amour sincère



Un matin, dans un village oublié prêt de Theramore…

Dhalar sortit du vieil auberge en courant, les joues encore rosies par l’émotion qu’il venait de ressentir. Mais n’était-ce qu’une émotion ? Il n’avait jamais ressenti cela auparavant, jamais son cœur ne s’était autant emballé, jamais son esprit n’avait été aussi excité. Il ne pouvait réduire l’état dans lequel il était, courant dans les ruelles de la petite ville pour libérer son enthousiasme, à une simple émotion. C’était bien plus. Son esprit analphabète ne parvenait pas à trouver le mot juste, mais il savait que c’était plus.

Cette Elfe et lui s’étaient retrouvés dans le vieil auberge comme ils en avaient l’habitude mais, pour la première fois, ils n’avaient pas fait que parler de choses et d’autres. Ils avaient parlés d'attachement. Et elle l’avait embrassée.
Ce simple touché avait été si doux, si emprunt de sentiments profonds ! Il avait goûté à cette seconde d’éternité, où leurs lèvres étaient unies, où ensemble ils bravaient les interdits, où ensemble ils décidaient d’oublier le monde et ses peines pour vivre un instant unique et inoubliable, qui n’appartenait qu’à eux. 
Elle l’avait regardé assurée, il l’avait regardé avec incrédulité, puis ils s’étaient sourit, et il avait filé, le cœur léger et heureux.

En descendant une autre ruelle, il voulut profiter de cette éphémère légèreté et ferma les yeux, se sentant décoller, se sentant aussi volatile qu’une plume.
Cette impression de légèreté était tellement vivace ! 
Le choc n’en fut que plus abrupt.

Dhalar rentra dans quelque chose de dur et tomba rudement au sol, complètement désorienté. Qu’est-ce qui s’était passé ?
Il ouvrit les yeux pour découvrir avec horreur que ce dans quoi il était rentré si durement était un Chevalier, qui avait lui aussi été surpris par le choc et qui était en train de se relever péniblement de la flaque poisseuse. Il s’épousseta, et regarda Dhalar, la haine contenue dans ce regard faisant fondre le kaldorei. L’homme l’insulta, et lui donna un grand coup de pied dans le ventre, avant de lui cracher dessus et de s’en retourner.
Outre l’intense douleur, c’est du soulagement que ressentit le jeune elfe à cet instant. Il avait tellement eu peur que ce soit un raciste et de mourir, de ne plus jamais pouvoir revoir sa promise. Il regarda le chevalier s’éloigner et remercia tout le Elune d’avoir eu pitié de lui en cet instant. Mais c’est avec un effroi indicible qu’il vit le noble chevalier s’arrêter, regarder autour de lui ; ils étaient dans la rue principale de la ville, et beaucoup de monde observait ; et enfin se retourner.

« Il ne sera pas dit qu’un petit Elfe aura jeté Ivaen de la Haute Maison Whyrlin au sol, sur ses terres, impunément ! »

Il s’avança d’un pas lourd vers l'elfe et s’arrêta à seulement quelques centimètres de lui.

« Lèche mes sandales, que tu as salies par ta bêtise ! »

Si c’était là le prix de la paix, Dhalar était prêt à payer mais alors qu’il allait s’exécuter, il aperçu sa bien aimée du coin de l’œil, qui le regardait. Cette Elfe, qui l’aimait. Elle, qui allait le voir s’humilier publiquement, lui un Kaldorei devant un homme. Il ne voulait pas de cette humiliation, pas devant elle !
Il arrêta donc son geste, et murmura à la place des paroles d’excuses au Noble. Celui-ci regarda la foule de badauds qui observaient la scène à distance raisonnable, puis regarda Dhalar. Il dégaina son épée, et trancha la tête du jeune homme.

« Voilà ce qui arrive, quand on n’obéit pas à un Noble Chevalier ! », cria Ivaen, avant de s’en aller.
La foule l’imita, à l’exception d’une Elfe qui s’avança vers le centre de la rue près du corps de son amour défunt.

****

Le soir même…

Ivaen s’était senti énervé toute la journée à cause de l’altercation avec ce petit crétin. Être allé à cette maison de « thé » pour noble avait été une très bonne idée, se disait-il en contemplant la jeune femme à côté de lui qui était en train de le rhabiller.

Il était un homme fier, ça oui, et tomber ainsi par terre avait été un coup dur pour lui. Un bon coup de pied aurait suffi à punir l'elfe insignifiant, s’ils avaient été seuls, mais Ivahen s’était rendu compte que beaucoup de paysans le regardaient. Et il avait vu leurs yeux emplis de sournoiserie et de joie, de voir un Noble humilié impunément ! Il savait bien ce qu’ils pensaient, ces fourbes, ces imbéciles, et ne leur aurait jamais laissé l’occasion de se moquer d’un représentant de la Noblesse.
Aussi avait-il voulu jouer avec le crétin, l’humilier un peu avant de le tabasser. Ils auraient compris, tous ces paysans, et Ivaen ne se serait pas fait réprimander pour tuer sans raison ce plébéien se qui avait insulté une haute maison. Mais l'étranger n’avait pas voulu obéir, offrant sur un plateau à Ivaen cette raison qui lui permettrait de se défouler un peu sans crainte de réprimandes.
Tuer le jeune homme lui avait procuré une certaine satisfaction. Tout comme les regards terrifiés des paysans. Tout comme ce petit entracte avec la Dame de compagnie de cette maison de « thé » comme il se dit dans le milieu, qui venait de revenir avec un plateau pour lui servir du bon vin. 
Oui, on pouvait dire que Ivaen Whrylin était un homme satisfait, en cet instant. Fier de lui. Cette journée n’avait finalement pas été si mauvaise.
Il regarda la fille, qui lui sourit. Elle devait être éblouie par son charisme et son aura. Peut-être même avait-elle assisté à l’exécution du crétin, et la puissance que dégageait Ivaen la fascinait, l’excitait. En tout cas, ce sourire excitait le Noble, ça c’était sûr. Après le Vin il ferai d'elle sien. Cette petite avait été un peu malhabile, mais ses yeux, Claire de Lune, étaient fantastiques, quand elle le regardait avidement. N’était-ce pas de l’amour, qu’il lisait dans ce regard ? Ah, le vieil Ivaen savait encore s’y prendre, par les Dieux !
Il bu le vin que lui servit la jeune femme. Il n’était pas mauvais, et sa chaleur fit du bien au Noble. Vraiment, il était satisfait.

« Dis moi, quel est ton nom, petite ? »

« Mon nom ne dirait rien à un Noble tel que vous, mon seigneur. Finissez donc votre vin, et nous pourrons enchaîner avec ce qui vous plaira. », dit-elle en souriant tendrement.

Il finit la tasse, et voulu se redresser pour saisir la jeune femme…mais ce simple effort le fit se tordre de douleur. Ses muscles étaient en feu. Il jeta un regard d’incompréhension à la Dame de compagnie, qui le lui rendit, et tenta de se lever. Mais il ne put que s’écrouler au sol. Il voulut crier, mais sa gorge était tellement gonflée qu’aucun son ne put en sortir. Il se tourna sur le dos en un spasme de douleur, et agrippa sa poitrine…pour s’apercevoir que son cœur ne battait plus. Suffoquant, étouffant, il vit la jeune femme se pencher vers lui et lui chuchoter à l’oreille :

« Tu voulais mon nom ? L’humanité me nomme Dryadariel, fier Noble . Et maintenant, emporte ce nom avec toi au près de tes Ancêtres. », dit-elle, laissant enfin couler ses larmes. L'illusion qui la masquait se dissipait et le noble bouche bée découvrait l'Elfe qui s’avançait vers le corps de cet idiot. Les ténèbres couvraient ses yeux la mort le prenait lentement. « Une vie pour une vie » étaient les derniers mots qu'il attendrai.
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